les peuples premiers à la COP 21

Le 8 Décembre arrivait à Paris une pirogue. Elle était partie du territoire ancestral du peuple Kichwa de Sarayaku en Equateur, toujours aux prises avec les compagnies pétrolières internationales. Depuis le 26 Novembre à l‘UNESCO et durant la COP, inlassablement les peuples premiers venus du monde entier ont défendu leurs droits. Ils vivent encore selon
leurs traditions et coutumes dans les endroits retirés du globe, de plus en plus isolés, de plus en plus menacés de disparition. Ils ont pu témoigner de leur vie, aux limites de l’extrême et prouver comme cela avait été le cas dans le cadre de la Convention biodiversité que leur
savoir de la nature pouvait être précieux face au réchauffement climatique.
Durant la COP, une longue marche vers le droit des peuples
« Tout ce qui a trait aux accords sur le changement du climat doit prendre en compte les droits des peuples indigènes. Heureusement, le texte fait référence aux droits des peuples indigènes dans un préambule, aux côtés des droits humains ! Mais la négociation a été longue
et difficile, seuls étaient reconnus les droits de l’homme…»(paragraphe 2.2), comme le rappelle Kenneth Deer, amérindien de la nation Mohawk au Canada, qui faisait partie de la délégation de l’International indigenous people forum on climate change (IIPFCC). Par deux fois durant les négociations les peuples autochtones furent gommés de l’accord avant de
retrouver au final leur place dans le préambule malheureusement non contraignant. « Nous avons un groupe de pays amis qui soutiennent notre demande, avec à sa tête le Mexique, il y a aussi le Canada, l’Union européenne, les Philippines …Les canadiens ont été vraiment très
bien, non seulement avec nous, mais aussi au coeur de la conférence. Les Etats-Unis, c’est une autre histoire. Ils n’étaient pas favorables à l’insertion des droits indigènes dans le paragraphe 2.2. Ils font partie du problème. Certains pays, et en particulier la France, ont des difficultés avec le concept de droits collectifs des peuples indigènes. Le concept de droit humain comme droit individuel est une approche occidentale et de deux ou trois autres pays.Nous, nous voyons les droits autrement. Nous pensons qu’en tant que peuples indigènes nos
droits sont collectifs et nous avons besoin de ces droits collectifs pour survivre. » Et la France est intervenue plusieurs fois durant la COP via l’Europe pour limiter ces droits collectifs, puisqu’au nom de la République une et indivisible, la nation française récuse la notion de « peuples autochtones » telle que l’emploie le droit international.
Dominique Martin Ferrari
A SAVOIR :
-http://www.guyaweb.com/actualites/news/politique/les-leaders-coutumiers-revent-dunion/
-http://www.mediapeps.org/option-future/les-peuples-autochtones-face-aux-changementsclimatiques/#
sthash.XVyjUKNG.dpuf
-http://www.globalmagazine.info/lurgence-climatique/2015/12/11/les-droits-indigenes-au-poste-decombat-
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