EDITO

Depuis plus de deux semaines le conflit guyanais se feuilletonne
sur les ondes prenant un peu le pas sur la campagne présidentielle.
Ayant eu la chance d’être sur place pour couvrir la présence de
Ségolène Royal qui avait convié la Conférence de Carthagène sur
la mer Caraïbes à se dérouler à Cayenne, j’ai assisté à l’embrasement
de ce département que je connais bien. D’où le projet de
vous soumettre ce dossier qui essaie de dépasser les apparentes
causes de rebellion conséquence d’années d’abandon d’un
morceau de la France outre mer. «La Guyane est située entre le
Brésil et le Suriname, ce n’est pas à côté du Limousin! Il faut
penser la question du développement culturel, économique et
linguistique de la Guyane dans les Caraïbes, en Amérique du Sud.
Les règles européennes appliquées là-bas sont pensées par des
experts pour l’Europe. Or la Guyane n’est pas en Europe au sens
géographique du terme. » nous dit l’historienne Françoise Vergés.
S’estimant trop loin de l’Hexagone, le collectif « Pour la Gwiyann
dékolé » a demandé un statut particulier pour le territoire, plus
détaché de la tutelle de Paris. Mais rappelons qu’en 2010, un
référendum d’autodétermination s’était soldé par la victoire du
« non » à l’indépendance. Un long chemin est cependant à tracer
dans ce lieu où se tient le fleuron de notre industrie spatiale, une
forêt et une biodiversité que nous vantons dans toutes les conférences
internationales et où se programme un plan biomasse
fragile.
En Mars , des colloques ont permis aussi de revoir la stratégie
française dans le dossier méditerranée (P 14 /15) et sur la question
de la dissuasion nucléaire (p12/13). Sans oublier de lire dans ce
numéro l’hommage rendu par Laurent Samuel à SergeMoscovici
penseur de l’écologie, et le suivi par Muriel Labrousse des dossiers
en cours au niveau européen.
Bonne lecture
Dominique Martin Ferrari

T??l??charger le chapitre en pdf
Archives Options Futurs

Voir aussi

  • Bonn Cop 23

  • Adaptation

  • L’intelligence artificielle