BIOMIMEXPO: octobre 2018, La Villette

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Nous sommes entrés dans le monde des transitionnistes

Le monde des écologistes bobos est derrière nous. Pascal Picq, paléoanthro-pologue et Maitre de conférences au Collège de France nous l’a dit , « est venu le temps des transitionnistes. Ce n’est plus l’homme qui va sauver la planète, c’est la planète qui va sauver l’homme. »

Oui le monde bouge et avec lui de nouvelles générations qui étaient venues chercher à Bio mimexpo à la Villette en ce mois d’octobre 2018, reconnaissance ou débouchés pour leur start up, réponses à leurs angoisses, recherches d’alternatives….. Il y a quinze ans la plupart des réponses aux grands problèmes étaient d’ordre technologiques, aujourd’hui les choses se déplacent, se complexifient, intégrant des solutions plus riches, inspirées des besoins des utilisateurs, de leurs valeurs. C’est la rencontre entre la biologie et l’humanité afin de trouver  une évidence oubliée, qui ressurgit et accélère, pour éviter ou prévoir le basculement, avec la nécessité de recréer un monde résilient, pérenne, durable tout simplement vivant . Car les menaces s’alignent et interrogent : « Effondrement » disent les uns, « renaissance » disent les autres, « en métamorphose » contentons nous de dire.

Après quelques discours officiels dont celui du nouveau ministre de l’écologie François de Rugy, Gautier Chapelle, un des maîtres de cette discipline depuis 2003, 45 ans et déjà rejoignant « les papys du bio mimétisme », nous résumait le concept : « D’abord rappelez vous que le monde avec ses 4mds d’années de R and D est une source inépuisable de génie. Nous sommes une espèce vivante parmi les espèces vivantes et à ce titre nous obéissons aux codes du vivant : économe en énergie et en matière, s’approvisionnant en circuit court, recyclant, surmontant l’ensemble des contradictions. »

Le bio mimétisme  consiste à imiter la vie. Il nous permet de comprendre comment fonctionnent les systèmes vivants et nous aide à construire la société de demain (design, matériaux, organisation des systèmes).

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Faut il préférer la richesse d’un système naturel à une invention humaine ?

L’exemple nous est donné avec celui des membranes ondulantes appelées semble t il à un grand avenir. Franck Sylvain, d’EEL ENERGY évoque la 3° génération de l’hydrolienne « Il s ‘agit de créer de l’énergie via l’eau en mouvement. Ainsi actuellement on développe une hydrolienne , une éolienne sous l’eau. Mais si la nature a créé l’hélice dans l’air (les graines), il n’y en a pas sous l’eau. Les poissons qui se déplacent ont des ailes ondulatoires. Avec les ondulations on est plus efficace qu’avec une hydrolienne et l’on peut donc occuper davantage de lieux.. »Toute la journée d’autres exemples nous seront donnés : colle non toxique, usage de pigments naturels comme ceux des ailes de papillon, anti fulings naturels, sentinelles environnementales, crabes jardiniers dont les crochets servent de modèle à la fixation des cables sous marins, capacités de la nature à destructurer et décomposer les composants, mais aussi réparation des écosystèmes perturbés…

Bref, aujourd’hui dans les plus grands labos le bio mimétisme est à l’étude

D Martin Ferrari

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